Solidarität ist unsere Waffe!

Mittwoch, 23.08.2017

Solidarité internationale contre la crise, la guerre & le capital

À vos marques! Fait! Go! - Libertad!-Dépliant pour les pour journées d’action européennes (16 – 19 mai)

Block-Troika-Banner400.pngAllez-y à Frankfurt.Participez aux journées d’action du 16 au 19 mai 2012 : Contre le diktat de crise de la troïka composée de la commission de l’Union européenne, de la Banque centrale européenne (BCE) et du Fonds monétaire internationale (FMI).

Ces jours-là ça sera : Rien ne va plus ! Parce qu’ avec des milliers d’activistes nous allons collectivement bloquer une des plus importantes places financières de l’Europe et mettre l’accent sur la solidarité mondiale – contre la crise, la guerre et le capital.
Nous mettons nos actions et nos protestations en rapport avec toutes les nouvelles luttes pour auto-détermination, liberté et dignité se développant partout dans le monde. Des révoltes et révolutions du « printemps arabes », en passant par des luttes sociales et grèves générales en Grèce ou du mouvement des Indignados en Espagne aux protestations mondiales du mouvement Occupy : Nous ne sommes pas seuls et nous sommes de plus en plus audibles.
Il est évident : Depuis quelques années le capitalisme voit une des plus graves crises de son histoire. Et la question centrale se pose de nouveau : Combien d’années le monde peut-elle et veut-elle encore se permettre ce système ? Ici aussi le temps est mûr pour une mobilisation forte et rebelle : perceptible, déterminée, offensive et anti-capitaliste.

« There is no such thing as society »
Pour le moment l’UE voit la fin de son idéologie de croissance et concurrence illimitée. Mais le FMI, la BCE et la commission de l’UE trouvent à peine une autre réponse sur l’instabilité du système de l’UE que la déclaration de guerre à toute solidarité sociale. « There is no such thing as society » affirmait déjà l’anciennenéoliberale Margret Thatcher. La société n’existe pas ; cette ligne stratégique va du putsch chilien au début des année soixante-dix au diktat actuel de l’UE contre la Grèce.

Vu par la perspective du pouvoir ce n’est que conséquent. Car le projet de l’UE était dès le début conçu comme projet de domination – intégratif et en même temps autoritaire vers l’intérieur, agressive vers l’extérieur avec la suppression des barrières commerciales et le développement de la capacité d’action militaire dans la concurrence mondiale. La fermeture des frontières européennes, liée à une politique répressive contre les réfugiés faisait et fait toujours partie intégrale d’une apartheid européenne, qui concède la liberté de circulation seulement à ses citoyens. Dès le début la formation de l’Europe était marquée par la crise ce que témoignait la désagrégation de la Yougoslavie. Même si le point de départ de la crise de la Yougoslavie était intrinsèque au pays les soi-disant processus des transitions postcommunistes étaient parallèlement des périodes d’expansion du capital occidental avec les conséquences connues : pauvreté croissante et destruction rigoureuse des structures sociales.
Dans ces conditions il n’y aura pas de perspective pour la population en Grèce. Même le pouvoir se doute que les tentatives technocrates de surmonter la crise vont apporter une solution. De nouvelles perspectives sociales et politiques ne peuvent surgir que du mouvement de la contradiction, partout où la société, pour ainsi dire, se réinvente comme par exemple par l’apprivoisement en électricité auto-organisé. La solution serait la commune insurrectionnelle.

La crise de l’Euro est aussi une leçon sur la domination de l’état allemand dans l’UE. C’est pourquoi il est important pour nous que les journées d’action expriment la contradiction à la logique du lieu d’implantation économique et au consensus national. Finalement l’Allemagne est responsable des plans durs d’austérité et d’assainissement contre les pays à la périphérie de l’Europe – et elle en profite. Alors que la banqueroute de l’état grecque est aussi la conséquence du commerce massif de l’armement notamment avec l’Allemagne, le règlement de ces dettes est la condition pour les « aides européennes ». La population ne va rien voir de ces milliards.

Et de plus. L’Allemagne n’est pas seulement la superpuissance économique dans le cœur de l’Europe et chef informel de l’UE, mais elle fait sentir ce fait constamment sur les autres pays de l’UE. Parallèlement il y a une campagne de dénigrement nationaliste qui ne s’apaise pas contre la Grèce en particulier par le journal Bild. Mais c’est pas seulement le journal Bild. En février 2012 le patron de Bosch et d’autres managers réclamaient de mettre la Grèce à la porte de l’Union Européenne, parce que la Grèce serait « pourri et un fardeau insoutenable dans une communauté solidaire ».

Crise mondiale – solidarité mondiale

Mais il ne s’agit pas seulement de la crise de l’Euro et des dettes publiques galopantes. Tout le développement mondial est marqué par une crise profonde et depuis des décennies déjà il impose une perspective de vie catastrophique aux populations, surtout dans les pays du sud. Quand des êtres humains meurent de faim, de maladies curables, quand ils doivent vivre dans la rue ou dans les ordures, tout ça est l’expression directe du fait que le capitalisme ne satisfait pas les besoins vitaux de la plupart des humains et leur refuse le droit de vivre en dignité.

Mais cette contradiction centrale n’était jamais le point de départ de la politique du pouvoir. Au contraire : Ce que FMI, la Banque mondial, l’UE, G8 ou l’OTAN mettent en œuvre avant tout, ce sont la gestion de la crise et la politique de sécurité, parce que la crise mondiale est aussi une crise de domination impérieuse et d’hégémonie. De ce point de vue dans la crise de l’Euro comme dans la guerre contre le terreur il s’agit du maintien du système en place, afin que la machine fonctionne, n’importe qui en est écrasé. Ainsi nous ne pouvons pas penser l’une sans l’autre. Pas la guerre en Afghanistas sans le projet de la formation européenne, pas le Camp X-Ray à Guantanamo sans la lutte contre l’immigration dans la Méditerranée, pas les citadelles de la prospérité sans les zones de précarité totale et de non-droit et pas l’économie capitaliste de gaspillage sans la destruction des valeurs sociales et politiques par le continuum du marché. On peut percevoir partout l’impasse de cette présence. Mais il ne faut plus nous leurrer. Si on voit la cause de la crise dans une fausse politique économique, dans l’avidité pure des spéculateurs ou dans les mauvais agissements des agences de notation américaines, la critique du capitalisme n’est qu’une pseudo-critique, on croit un bon capitalisme serait faisable. La formule quasi rassurante d’une crise « normale » de valorisation capitaliste n’est pas utile non plus, elle y néglige l’effet des décisions politiques de mener des guerres et sur l’expansion impérieuse. Sur ce point une critique radicale doit aussi être une critique des tentatives d’explication inexactes et tendues de stéréotypes antisémites.

Celui qui parle du capitalisme devrait le penser au niveau mondial. Le capitalisme dans les métropoles est la synthèse de l’ensemble du territoire, de l’agriculture industrialisée, des autoroutes, des cités sans âme jusqu’aux agences de l’emploi, des parcs naturels commercialisés et le management d’évènements : l’être humain en tant que « Ich-Agentur » sans relations proches. Dans le monde entier le même capitalisme est toujours : guerre de distribution, répression, déresponsabilisation, maintien de l’état d’urgence dans des régions entières. Celui qui veut conquérir le pouvoir de disposer de sa vie et de la vie sociales, celui qui le veut pas seulement pour soi-même et ses ami(e)s mais pour tous et toutes doit remettre en question le système capitaliste. Une « vraie démocratie » n’est possible que sans capitalisme. On ne peut plus descendre dessous. Avec le « printemps arabe » la question de la révolution est de nouveau devenue politique quotidienne après des longues années de stagnation. Outre le bouleversement des conditions politiques en Tunisie et en Egypte une dynamique s’est dégagée, beaucoup ont ressenti la possibilité des changements sociaux fondamentaux : liberté et dignité, avoir le choix de son avenir personnel. Et nous en sommes sûr : Ce n’est que le début.

On va se voir à Frankfurt et nous nous réjouissons d’une nouvelle mobilisation internationale après le sommet du G8 à Heiligendamm en 2007 et le sommet de l’OTAN à Strasbourg en 2009. Nous avons tous besoin de tels évènements, où une interaction de nos forces est efficace, parce que dans de telles mobilisations de désobéissance massive on peut faire avancer la cause de l’émancipation et de la contradiction collective.

Et le pouvoir impérieux fait déjà un bond en arrière et recule devant l’espace public en tant qu’une place de protestation potentielle et de troubles. Après que des protestations contre le sommet du G8 et le sommet de l’OTAN du 18 au 21 mai à Chicago ont été annoncées Obama a déplacé tous le rencontres du G8 à Camp David, lieu de villégiature du président.

Allons-y. Take the square.

Initiative Libertad! dans la Gauche Interventioniste (iL), Mars 2012

ViSdP: Hans-Peter Kartenberg, Kontakt: Libertad!, Gneisenaustr. 2a, 10961 Berlin, kampagne@libertad.de, http://libertad.de - http://dazwischengehen.org

Download .pdf : Libertad!-Flugblatt Blockupy Frankfurt (allemagne)

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